Les élèves-ingénieurs plébiscitent l’apprentissage

Propos recueillis par Louis Heidsieck, Le Figaro Etudiant

INFOGRAPHIE – Les formations en apprentissage intéressent de plus en plus les étudiants-ingénieurs. En 2014, ils étaient près de 15% à choisir cette voie, deux fois plus qu’il y a une dizaine d’années.

Autrefois considérée comme une voie pour pallier un manque de formation scolaire, l’apprentissage tient aujourd’hui un rôle clef dans les écoles d’ingénieurs, d’après une étude de la conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (Cdefi). L’alternance entre une formation académique et une entreprise permet une assimilation rapide dans le milieu du travail, avec seulement 3% de chômage chez les titulaires de ce type de diplômes. À l’issue d’un apprentissage, l’étudiant embauché touche en moyenne le même salaire qu’un autre ayant suivi une formation «classique», et le coût des études est entièrement pris en charge par les entreprises. C’est pour ces raisons qu’un grand nombre d’étudiants-ingénieurs plébiscitent aujourd’hui cette voie professionnalisante.

Une formation qui ne cesse d’attirer de nouveaux étudiants.

Parmi les 138.776 jeunes inscrits en 2014 dans des formations en apprentissage, un peu plus de 13% préparaient un diplôme d’ingénieur. Ces 18.620 étudiants représentent un peu moins de 15% du total de l’effectif total des élèves ingénieurs. Ce chiffre a doublé en 10 ans, ce qui prouve l’attractivité du dispositif. Notons également que dans un secteur déjà majoritairement masculin, la féminisation est encore plus lente dans les cursus par apprentissage: 17,5% des apprentis seulement sont des femmes.

Les BTS sont très friands de formations en apprentissage.

Parmi les nouveaux entrants en 2014, 40.1% des apprentis sont titulaires d’un DUT et 18,3% d’un BTS. Les étudiants diplômés d’autres formations du supérieur comptent pour 33,8% des primo entrants. Les autres profils (sans-emplois, contrats de professionnalisation…) représentent à peine 5% du contingent.