Quand informatique et numérique riment avec dynamique

Les deux secteurs de l’informatique et du numérique sont dynamiques et continueront encore à créer des emplois de technicien et d’ingénieur pendant les années à venir.

Des outils tels que le portail www.metiers.internet.gouv.fr présentent les métiers et les formations de ces secteurs précisément de manière à répondre à ces besoins.
Face à ces perspectives, le gouvernement a créé la Grande Ecole Numérique en 2015. Elle regroupe plus de 250 formations qui s’adressent aux personnes éloignées de l’emploi et de la formation.

A la fin de cette synthèse, une sitographie de quelques études sur ces métiers dans différentes régions est présentée : Auvergne-Rhône-Alpes, Centre-Val de Loire, Ile-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire, Paca.

La transformation numérique de l’économie concerne tous les secteurs d’activité. Elle aboutit aujourd’hui à une dématérialisation qui impacte tous les métiers mais aussi et avant tout les secteurs de l’informatique et du numérique.

Les secteurs de l’informatique et du numérique en chiffres

Toujours dynamique, le secteur du numérique poursuit sa progression. Pour 2014, il concerne :

  • 690 000 salariés, soit 4 % de l’emploi marchand non agricole ;
  • 36 500 entreprises, soit 2 % des entreprises.

Globalement, les effectifs dans le numérique ont augmenté de 0,9%, alors que l’emploi dans les autres secteurs diminue de 0,1%.

Entre 2014 et 2015, les embauches dans le numérique ont progressé de près de 10%, affichant ainsi une évolution trois fois plus forte que celle de tous secteurs confondus.
Malgré cela, les difficultés de recrutement y sont élevées : 54,4 %. Elles sont concentrées sur les métiers d’ingénieur et cadre d’étude, de recherche et développement en informatique, de chefs de projet informatique.

Principales caractéristiques

La part des entreprises de plus de 100 salariés est plus importante que dans les autres secteurs. Celles qui emploient plus de 250 concentrent 37 % des salariés du secteur.

Ces métiers sont répartis inégalement sur le territoire. Nous les trouvons surtout en Île-de-France (46,7 %), puis en Auvergne-Rhône-Alpes (11,8 %), en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (6,8 %), en Provence-Alpes-Côte d’Azur (6,5 %) et dans les Pays de la Loire (5,3 %).

Ces secteurs se caractérisent aussi par la grande place accordée aux CDI : 94,6 %.
Enfin, un autre trait marquant réside dans la prédominance masculine, puisque les femmes ne représentent que 30 % des emplois.

Sous-secteurs et métiers du numérique

Deux grands secteurs dominent : la programmation, le conseil et autres activités informatiques, et le secteur des télécommunications.

Derrière eux, se placent les activités de logiciel, du traitement des données et portails, puis de la fabrication industrielle, et enfin, du commerce et de la réparation.

 

 

 

Sous-secteurs du numérique Emplois salariés Établissements
Programmation, conseil et autres activités informatiques 45,8 % 52,2 %
Télécommunications 19,1 % 10,5 %
Logiciel, traitement de données et portails internet 14,2 % 15,7 %
Fabrication industrielle de produits du numérique 10,8 % 3,8 %
Commerce et réparation de produits du numérique 10,1 % 17,8 %

Des besoins de profils variés en 2022

Aujourd’hui, globalement, les besoins sont multiformes. Les profils généralement recherchés visent des personnes avec un parcours de formation qui va du bac+3 au bac + 5, spécialistes, généralistes ou managers.

D’ici à 2022, le rapport de France Stratégie et de la Dares prévoit que « le nombre d’emplois dans le domaine de l’informatique devrait encore progresser au cours des dix prochaines années, à un rythme bien supérieur à celui de l’ensemble des métiers », particulièrement pour les ingénieurs et les techniciens.
Prospective confortée par les estimations de la Commission européenne (900 000 emplois vacants en Europe en 2020, en particulier des emplois de managers). A contrario, l’emploi pour les employés devrait rester stable.

Des besoins élargis se dessinent : spécialistes et généralistes, profils techniques et managériaux de niveau ingénieur et master mais aussi des profils littéraires. Les besoins en postes d’encadrement augmentent tandis qu’une « norme » de recrutement à bac + 5 apparaît. En effet, le recrutement d’ingénieurs ou de diplômés de master semble être un gage d’adaptabilité face à la vélocité des changements organisationnels et technologiques.

Cependant, certains métiers comme développeur-intégrateur sont accessibles à partir d’une formation à bac + 2 ou bac + 3.

Des spécialités sont considérées comme stratégiques pour les entreprises et les administrations : data scientist, spécialiste du cloud ou de la cybersécurité. Or, jusqu’à présent, elles ne représentent pas de gros volumes d’emploi.
Les entreprises attendent de plus en plus de compétences transversales : capacité à travailler en réseau, fort esprit d’initiative et d’autonomie, créativité.

Des formations pour différents publics

En terminale S, existe la spécialité « informatique et sciences du numérique ».

Deux bacs technologiques offrent des spécialités liées au numérique : « systèmes d’information et numérique » et « systèmes d’information de gestion »).

Côté bac professionnel : « systèmes électroniques, numériques spécialité télécommunications et réseaux ».

Concernant les formations aux métiers de l’informatique, www.onisep.fr donne des informations complètes et précises.
Pour les formations menant aux métiers de l’internet, le portail www.metiers.internet.gouv.fr/référence les formations post-bac sur toute la France.

Quand l’informatique sert à insérer des jeunes et des personnes éloignées de l’emploi

Par la labellisation de formations, la Grande École du Numérique doit permettre le développement d’apprentissages aux métiers du numérique pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes sans emploi ni formation.

Dispensées dans 130 fabriques du numérique réparties sur l’ensemble du territoire français, ces formations courtes (entre 3 mois et deux ans) et qualifiantes aux métiers du numérique permettent à un large public de se former efficacement et afin de trouver du travail rapidement dans cette filière d’avenir.

 

Source : http://www. gratuitement orientation-pour-tous.fr/